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de coronavirus

La téléconsultation supprime toute précaution pour protéger médecin et patient du contact à courte distance.
C’est un avantage incontestable.
Elle permet même la consultation du médecin malade ou en isolement pour quarantaine.

Les principes de base

En période de coronavirus, la possibilité de téléconsultation est élargie. Jusqu’au 31 mai au moins, il n’est pas indispensable d’être le médecin traitant ou de téléconsulter avec son accord. Il n’est pas obligatoire d’avoir déjà vu le patient en présentiel.
Mais nous rappelons que la situation idéale reste celle où le téléconsultant connaît déjà le patient. Cela facilite beaucoup l’appréciation de la situation.

Pendant la période de l’épidémie, toutes les téléconsultations, quel qu’en soit le motif, sont prises en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, pour tous les patients.

Les outils utilisables :

En période de coronavirus, l’utilisation du téléphone, sans visio, est possible, si les patients sont situés en zones blanches, ou non équipés en outil permettant une vidéo et notamment un smartphone et suspects de Covid-19, ALD, femme enceinte, et personnes de plus de 70 ans.

En dehors, il faut utiliser une solution de visio. Les solutions les plus simples (Whatsapp, Facetime, Zoom etc…) conviennent déjà.
Whatsapp et Facetime donnent votre numéro de téléphone au patient. Ce n’est pas le cas de Zoom qui marche par transmission d’un lien.
Les solutions plus élaborées et médicalisées offrent des solutions variées, de la simple communication visio à la consultation complète avec envoi des ordonnances au patient et pharmacien et paiement et télétransmission des actes. L’accès au DMP est éventuellement possible, l’information du médecin traitant est recommandée.
Et une trace dans un dossier médical obligatoire.
Les différentes solutions s’explorent sur ce site.

En pratique :

Un mot dans le dossier du patient est nécessaire.
L’ordonnance est envoyée au pharmacien, choisi par le patient, par messagerie sécurisée ou dans le dossier du patient lors de l’utilisation d’une solution dédiée, ou par défaut, directement au patient par messagerie ou voie postale.
L’arrêt de travail est réalisable sur Amelipro avec NIR du patient ou transmis par messagerie ou voie postale sous format papier si Amelipro non utilisable.
La facturation est réalisée avec un tarif équivalent à une consultation présentielle : TC ou TCG, les majorations habituelles sont applicables.
Il est préconisé de proposer le tiers-payant et de cocher « soins particuliers exonérés ».
La feuille de soins est réalisée dans la solution de télémédecine si elle le permet ou en dégradée dans le logiciel métier (sans envoi supplémentaire de feuille de soins papier).
Le paiement peut être effectué (si tiers payant non proposé) par virement instantané, paiement en ligne ou chèque par envoi postal ou différé à la prochaine consultation physique.

Vous pouvez consulter les différentes majorations utilisables durant la période épidémique en cliquant sur ce

Téléconsulter un patient suspect de coronavirus :

Un patient suspect de coronavirus se regarde et s’écoute : de nombreuses situations de dyspnée et de gravité se voient et s’entendent au premier coup d’œil du médecin, en téléconsultation comme en présentiel.
L’interrogatoire du patient donne une idée de la tolérance du patient.
Si le patient a un tensiomètre et un thermomètre, ces données seront prises en compte.
S’il y a un oxymètre, c’est encore mieux. Une infirmière intervenant au domicile du patient peut l’utiliser.
L’auscultation nécessite des outils de télémédecine encore peu répandus et il paraît impensable à la plupart des médecins de réaliser un diagnostic de pathologie pulmonaire sans cet indispensable.
Pourtant, le diagnostic est d’abord un diagnostic de gravité.
Si le patient supporte bien la situation, le foyer de crépitants ne changera pas le traitement (pathologie virale) et si la situation paraît sérieuse, la décision d’hospitaliser peut se prendre sans auscultation.
Un point est certain : il vaut mieux une appréciation de gravité rapide qu’une longue attente d’un médecin qui vient en visite.
Et l’organisation de la prise en charge au cabinet des patients suspects de Covid est assez complexe vu les difficultés pour obtenir les indispensables protections.
Quant à la réévaluation de l’état d’un patient déjà vu, elle est tout à fait accessible à la téléconsultation si c’est le médecin qui a déjà vu le patient.

Téléconsulter un patient non suspect de coronavirus :

En période de coronavirus, il est tout à fait licite et même fortement recommandé de réaliser les suivis courants et renouvellements d’ordonnances chez les patients âgés sans les toucher grâce à la téléconsultation si elle est réalisée par les médecins qui les connaissent.
Cela les met à l’abri du contact physique avec le médecin.
Si les personnes âgées ont du mal à gérer les outils de visio, il ne faut pas oublier qu’elles sont souvent soignées par des infirmières et que celles-ci ont la possibilité d’être intermédiaires de la téléconsultation pour un TLL de 10 € en plus de leur acte infirmier habituel et TLD de 15 € si elles se déplacent spécifiquement pour la téléconsultation.

Nous recommandons aux médecins et infirmiers de s’entendre sur une procédure facilitant ce recours : fin d’ordonnance, besoin d’avis médical = appel au médecin en visio et téléconsultation.